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Apnée du sommeil , médecine occidentale vs médecine chinoise

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L'
apnée du sommeil survient en général chez les personnes en surpoids, âgées ou qui ronflent de façon importante. Ces pauses respiratoires durent par définition plus de 10 secondes (et peuvent atteindre plus de 30 secondes). Elles se produisent plusieurs fois par nuit, à une fréquence variable.

 

Très fréquent, le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est une maladie due à la fermeture répétée de la gorge pendant le sommeil, ce qui a pour conséquences une perturbation de la qualité du sommeil et des endormissements pendant la journée. «La multiplication des arrêts respiratoires et la baisse du taux d'oxygène dans le sang représentent un stress majeur pour le cœur et le cerveau. Les patients qui souffrent d’apnées du sommeil non traitées ont deux à trois fois plus de risques de développer un accident vasculaire cérébral et trois fois plus de risques de développer une hypertension artérielle, indépendamment des autres facteurs de risque cardio-vasculaire»

 

En médecine allopathique et, bien souvent, en médecine naturelleles troubles du sommeil sont considérés comme une affection unique et sont donc traités par des médicaments et des remèdes indifférenciés. Les praticiens de la médecine chinoise, eux, considèrent qu’il y a trois troubles distincts qui, chacun, ont leur solution thérapeutique.
Si, en médecine chinoise, les troubles du sommeil résultent bien d’une seule et même cause : un dérèglement du cycle de l’énergie vitale (le Qi), les différents symptômes qui affectent ceux qui en sont atteints appellent une réponse thérapeutique différente.

 

S’ils nous arrivent à tous parfois de mal dormir, seulement 2 à 5 % d’entre nous sont atteints d’apnée du sommeil. Parmi les causes psychologiques, les chocs affectifs, l’anxiété, l’excitabilité ou tout simplement le stress sont les phénomènes les plus cités. Certaines maladies d’origine cardio-vasculaire, respiratoire (asthme, ronflements), rhumatologique, digestive, endocrinologie (diabète), neurologique, ainsi que celles qui engendrent des douleurs (interventions chirurgicales, rhumatisme, arthrose…) sont aussi à l’origine des nuits hachées. Cela touche aussi bien les hommes que les femmes. C’est pourquoi, les traitements sont de plus en plus administrés selon un ordre chronologique permettant d’agir plus longtemps. Des médicaments à la psychothérapie, il existe des méthodes pour s’en sortir de l’apnée obstructive.

 

La médecine traditionnelle chinoise

Elle considère les apnées du sommeil comme une accumulation d’humidité et de viscosités dont l’excès de masse grasse dans l’abdomen et dans le thorax est l’une des manifestations parmi les plus évidentes.

 

Si les causes de l'apnée du sommeil sont purement morphologiques.

 

En effet, l'apnée du sommeil est provoquée par l'obstruction des voies respiratoires. Plusieurs facteurs peuvent induire cette obstruction :

  • un affaissement des parois de la gorge,
  • une langue trop grosse ou un relâchement de langue en direction de la gorge,
  • des tissus gras souvent présents chez les obèses.

Dès lors, les solutions pour la combattre sont :

  • Pour les personnes présentant un surpoids, un régime permettra de diminuer la masse de gras et d'éviter ainsi l'accumulation de tissus gras pouvant obstruer la gorge. La diminution de prise d'alcool et de somnifères est conseillée.
  • Pour les personnes qui obstruent leurs voies respiratoires à cause de leur langue, un appareil dentaire peut être porté durant la nuit. Il maintient la langue et la mâchoire de telle sorte que les voies respiratoires restent dégagées.
  • Un appareil respiratoire sous forme de masque applique une pression positive constante dans les voies respiratoires. Cette pression empêche les voies de se refermer.
  • La chirurgie est une solution pour enlever les tissus qui bloquent les voies respiratoires. Elle a un taux de réussite de 50%.

 

Chez une personne atteinte de forme modérée à sévère d apnées du sommeil, la sécrétion de deux neurotransmetteurs cérébraux est particulièrement perturbée au cours du sommeil.

Celle du GABA, impliqué dans l’apaisement des pensées et le ralentissement des fonctions physiques, est abaissée alors que celle du glutamate, générateur de stress bien connu, est sensiblement augmentée. Le cerveau ne peut donc ni se reposer ni se régénérer. Pire, il est soumis à une surproduction de radicaux libres. Il est donc exposé à une dégénérescence à plus ou moins long terme.

Il est capital de rétablir au mieux la régulation de ces deux neurotransmetteurs. Pour ce faire :

  • Prendre chaque soir en dehors du dîner : 750 mg de GABA.
  • Ainsi que de la curcumine, soit sous forme de curcuma (il faut au moins une cuillerée à café par jour, incorporée au plat principal du midi et du soir), soit sous forme de complément alimentaire (2 g/j).

La régulation de la ventilation est en grande partie sous la responsabilité de la sérotonine.

 

D’autre part, une sécrétion insuffisante de sérotonine est souvent retrouvée au cours des apnées. Il est donc préférable de prendre également un extrait de Griffonia simplicifolia, riche en précurseur de la sérotonine, neurotrans-metteur essentiel à une bonne ventilation : 800 à 2,400 mg par jour pendant au moins deux mois, éventuellement renouvelable après avis médical.

 

Comme le sommeil est insuffisamment réparateur, le niveau de stress psychologique augmente progressivement et s’ajoute aux facteurs aggravant les apnées. Pour diminuer cette éventualité :

Un complexe magnésien comprenant les deux fixateurs du magnésium (vitamine B6 et taurine). D-Stress ou Streas-Nut : 2 cp ou gélules 3 fois par jour les 6 premières semaines, puis 4/j en continu.

Se mettre au yoga, au tai-chi-chuan, au qi gong et autres techniques assimilées : la pratique quotidienne améliore la circulation de l’énergie dans les méridiens de santé et, par là, les différentes fonctions de l’organisme.

Méditer entre 10 et 20 minutes avant de s’allonger et de se laisser glisser dans le sommeil : l’endormissement et le sommeil sont alors de bien meilleure qualité.

 

  • Éviter certains médicaments : les antihistaminiques, les tranquillisants, les somnifères, les psychotropes sont nuisibles (ce qui gêne bien les psychiatres qui en cherchant un "marqueur" de la dépression dans les apnées réalisent que leurs traitements sont les premiers à l'aggraver...).
    • Dormez "tête haute" : gardez votre tête surélevée en relevant la partie supérieure du lit ou en plaçant un épais coussin sous le haut du corps. Il existe des oreillers spéciaux disponibles pour l’élévation de la tête. Vous pouvez aussi utiliser un vaporisateur nasal pour dégager le passage nasal pour la nuit.

 

 

L’adoption d’un régime alimentaire trop calorique et trop gras induit rapidement une altération de la flore intestinale dans sa composition, puis une élévation des chiffres tensionnels.

Deux mesures d’hygiène peuvent facilement être déclinées :

  • Quitter le régime alimentaire occidental pour l’un des modèles suivants : Atkins amélioré, méditerranéen ou végétarien.
  • Faciliter le retour à un microbiote intestinal sain en faisant une cure d’au moins quatre mois de symbiotiques (probiotiques associés à des prébiotiques).

Plus la teneur sanguine en vitamine D est basse, plus la sévérité des apnées est marquée.

 

Traitement classique :

Si l'apnée du sommeil est plus importante, plusieurs choix sont possibles : des dispositifs dentaires permettent d'élargir les voies aériennes durant la nuit. Ce sont des orthèsesmoulées à la taille de la bouche, qui maintiennent la mâchoire du bas ouverte et la langue en avant.

Mais actuellement, le traitement de référence est la ventilation spontanée en pression positive continue. Cette technique maintient la gorge ouverte en délivrant une pression assez forte pour empêcher que les voies aériennes se ferment. Elle empêche donc le ronflement et l'apnée.

Ce système est très efficace mais n'est pas facile à utiliser, puisqu'il faut fixer sur son visage un masque relié au système de pression, ce qui provoque des sécheresses du nez et des marques rouges autour du nez. Pour apprendre à bien l'utiliser, des séances d'éducation thérapeutique sont proposées à l'hôpital.

 

Il existe un autre type de traitement plus récent : les radiofréquences. Cette technique rétrécit le tissu dans la gorge ou la langue, en chauffant l'intérieur des tissus. Le but est de faire plus d'espace dans la gorge.

 

Enfin, dernier traitement possible : la chirurgie pour apnée du sommeil. Elle enlève ou réduit les obstacles dans la voie aérienne. Mais si cet acte opératoire est efficace pour les ronflements, il l'est beaucoup moins pour les apnées.


Quand ils ne supportent pas l'appareil de pression positive continue, et que leur dentition le permet, les patients souffrant d'apnée du sommeil peuvent bénéficier d'une orthèse d'avancée mandibulaire.

Ce nouveau type d'orthèse, disponible chez les dentistes, stomatologues et ORL, coûte environ 200 euros, non remboursés par la Sécurité sociale.

 

Mais c'est de Corée du Sud que nous vient la piste la plus prometteuse. Partant du principe que le meilleur moyen de rétablir un bon fonctionnement de la respiration nocturne consiste à stimuler la fermeté tissulaire de la sphère laryngée, des chercheurs de l'université de Gwang-Ju ont trouvé un produit à la fois anti-ronflements et anti-apnée.

Ce produit breveté (mis depuis sur le marché sous la marque S-Norm) est un complexe de fibres à base d'oligosaccharides de chitine, de chitosan, d'extraits d'algues Agar Agar et de thé vert. En rétablissant la santé du système hormonal affaibli par l'apnée, les oligosaccharides restaurent indirectement la fermeté tissulaire des voies aériennes, ce qui atténue le SAS (parfois jusqu'à sa disparition) chez la majorité des patients.

 


Vous vous endormez difficilement

Pour la médecine traditionnelle chinoise (MTC), le jour est la période où le yang est dominant. En se rapprochant du soir, ce Yang cède doucement la place au Yin. Une étape indispensable pour préparer le corps et l’esprit au repos. Ainsi, la MTC considère que les troubles de l’endormissement révèlent simplement que le Yang ne s’apaise pas : on a besoin de bouger, on se retourne dans le lit, on rêve éveillé, on pense à ce qui va se passer ou ce qui s’est passé… Le Yin, qui favorise l’immobilisme, le sommeil, le calme et la profondeur, ne peut plus agir car le Yang l’en empêche.
Pour éviter cela, les préconisations de la MTC passent, dans un premier temps, par des précautions alimentaires : éviter les condiments, un repas lourd, l’alcool, la viande qui, pris le soir, tonifient le Yang.
Les classiques infusions de camomille et de verveine sont également recommandées car elles tonifient effectivement le Yin et calment le Yang. 

 


Vous vous réveillez chaque nuit

Dans la période où le Yang a laissé place au Yin, le réveil nocturne est le signe que le cycle énergétique des organes (voir encadré) est rompu. Ce sont généralement le couple vésicule biliaire/foie ou le couple gros intestin/poumon qui sont en cause.

  1. Si le réveil a lieu en début de nuit (couple foie/vésicule biliaire).
  2. Si le réveil a lieu en fin de nuit (couple gros intestin/poumon).

  

Vous n’êtes pas reposé

Enfin, le traitement du sommeil non récupérateur est plus subtil car il est lié au fait que le Yang ne s’apaise pas complè­te­ment, empêchant un sommeil profond

 

Ouvrir la bouche face à un miroir : 
le truc qui pourrait aider

Une équipe espagnole a récemment compris qu’il existait une relation entre la position de la langue par rapport au palais et la sévérité des apnées exprimée par le biais de l’IAH. Cet outil appelé échelle de Friedman se décline comme suit :

Grade 1 : les amygdales, la luette et le voile du palais sont tous visibles.

Grade 2 : seuls la luette et le voile du palais sont visibles.

Grade 3 : seul le voile du palais est visible.

Grade 4 : seul le palais osseux est visible.

Interprétation : plus le grade est élevé, plus les apnées sont sévères.

Se regarder dans la glace pourrait ainsi être une bonne façon pour chacun de connaître son niveau d apnées.

 

L’acupuncture, cinq à six séances règlent les troubles

Le nombre de séances varie d’un sujet à l’autre mais, en général, il faut prévoir cinq à six séances, à raison d’une par semaine au début, puis une tous les quinze jours.

 

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Plus d’informations: www.lausanne-nosas-score.com



09/10/2020
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